Le hub d’Istanbul en souffrance ?

by on 28 juillet 2016

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Aéroport Istanbul Ataturk

L’attentat sur l’aéroport d’Istanbul Ataturk en juin, puis la tentative avortée de coup d’état en Turquie en juillet pourraient donner un sérieux coup de frein au positionnement de Turkish Airlines et de son aéroport comme grand hub européen. La tentative infructueuse de l’armée de prendre le pouvoir a en effet conduit à la fermeture de l’aéroport le 15 juillet et l’annulation de plus d’une soixantaine de vols. Cet incident succédant au terrible attentat du ois de juin qui a fait plus d’une quarantaine de morts et 250 blessés, beaucoup de passagers vont désormais éviter un passage par la métropole turque. Même si l’activité de la plate-forme a repris le 17 juillet et que la sécurité à Ataturk a depuis été considérablement renforcée. En effet, des barrières de béton entourent désormais l’entrée aux aérogares internationale et domestique, tandis que gardes de sécurité et police – dont les patrouilles ont été renforcées – sont en permanence armés.

Il est néanmoins évident qu’Istanbul a probablement perdu de son attrait pour de nombreux passagers, notamment en transfert. On l’oublie souvent en Europe occidentale, mais l’aéroport d’Istanbul est devenu en une décennie l’un des principaux hubs d’Europe. Avec près de 62 millions de passagers annuels, la plate-forme turque se classe au onzième rang des plus grands aéroports mondiaux et à la troisième place des aéroports européens, juste derrière Londres Heathrow et Paris CDG. Il est certain qu’Istanbul aura dépassé Paris en terme de trafic passagers avant la fin de la décennie.

L’aéroport d’Ataturk est desservi cet été par 56 compagnies aériennes qui relient la métropole turque à 285 villes dans le monde. Soit près de 19 500 mouvements d’avion et une capacité en sièges de 3,66 millions sur un mois (référence Juin 2016). Sur ce total, la compagnie nationale se taille la part du lion avec une part de marché de 76,8% sur la totalité des capacités en sièges.

Turkish Airlines webLe succès grandissant d’Istanbul est la puissance du hub Turkish Airlines qui a calqué sa politique d’expansion sur celles de ses grands voisins des Etats du Golfe. La compagnie nationale turque dessert 267 destinations dont plus d’une quarantaine à l’intérieur de la Turquie.

Si l’on analyse l’offre de Turkish Airlines par continent, on s’aperçoit que la compagnie turque se positionne essentiellement sur un créneau Europe/Asie. Sur l’Europe, le transporteur offre un réseau équivalent aux autres grands transporteurs du continent, reliant au départ d’Istanbul 151 villes et destinations européennes. Si l’on exclut le réseau domestique, 93 destinations européennes sont reliées par vol direct à Istanbul. En fréquences, l’Europe (Turquie exclus) représente 38% de l’offre de Turkish Airlines.

Ces villes sont en correspondance avec 36 destinations en Asie avec un fort réseau sur l’Asie Centrale (10 villes). Hanoi est la plus récente destination avec deux vols hebdomadaires sans escale et trois vols hebdomadaires via Ho Chi Minh City. Hors Europe et Asie, Turkish Airlines dessert également 55 cités en Afrique et au Moyen-Orient ainsi que 15 villes sur les Amériques, dont Atlanta, Bogota, Miami et Panama cette année.

Tableau 1- le top 10 des lignes de Turkish Airlines en capacité sièges (juillet 2016)

Londres

59145

Tel Aviv-Yafo

47373

Paris

36478

Francfort

33694

New York

32178

Munich

32160

Bruxelles

28861

Berlin

29380

Téhéran

29193

Düsseldorf

27537

(Source : flightmapsAnalytics.com)

Tableau 2- Capacité mensuelle en sièges de Turkish Airlines entre Istanbul et la France (juillet 2016)

Paris

36478

Lyon

11458

Bâle/Mulhouse

11218

Nice

11071

Marseille

8124

Bordeaux

5707

Toulouse

4903

(Source : flightmapsAnalytics.com)


Aéroport Istanbul Ataturk

L’attentat sur l’aéroport d’Istanbul Ataturk en juin, puis la tentative avortée de coup d’état en Turquie en juillet pourraient donner un sérieux coup de frein au positionnement de Turkish Airlines et de son aéroport comme grand hub européen. La tentative infructueuse de l’armée de prendre le pouvoir a en effet conduit à la fermeture de l’aéroport le 15 juillet et l’annulation de plus d’une soixantaine de vols. Cet incident succédant au terrible attentat du ois de juin qui a fait plus d’une quarantaine de morts et 250 blessés, beaucoup de passagers vont désormais éviter un passage par la métropole turque. Même si l’activité de la plate-forme a repris le 17 juillet et que la sécurité à Ataturk a depuis été considérablement renforcée. En effet, des barrières de béton entourent désormais l’entrée aux aérogares internationale et domestique, tandis que gardes de sécurité et police – dont les patrouilles ont été renforcées – sont en permanence armés.

Il est néanmoins évident qu’Istanbul a probablement perdu de son attrait pour de nombreux passagers, notamment en transfert. On l’oublie souvent en Europe occidentale, mais l’aéroport d’Istanbul est devenu en une décennie l’un des principaux hubs d’Europe. Avec près de 62 millions de passagers annuels, la plate-forme turque se classe au onzième rang des plus grands aéroports mondiaux et à la troisième place des aéroports européens, juste derrière Londres Heathrow et Paris CDG. Il est certain qu’Istanbul aura dépassé Paris en terme de trafic passagers avant la fin de la décennie.

L’aéroport d’Ataturk est desservi cet été par 56 compagnies aériennes qui relient la métropole turque à 285 villes dans le monde. Soit près de 19 500 mouvements d’avion et une capacité en sièges de 3,66 millions sur un mois (référence Juin 2016). Sur ce total, la compagnie nationale se taille la part du lion avec une part de marché de 76,8% sur la totalité des capacités en sièges.

Turkish Airlines webLe succès grandissant d’Istanbul est la puissance du hub Turkish Airlines qui a calqué sa politique d’expansion sur celles de ses grands voisins des Etats du Golfe. La compagnie nationale turque dessert 267 destinations dont plus d’une quarantaine à l’intérieur de la Turquie.

Si l’on analyse l’offre de Turkish Airlines par continent, on s’aperçoit que la compagnie turque se positionne essentiellement sur un créneau Europe/Asie. Sur l’Europe, le transporteur offre un réseau équivalent aux autres grands transporteurs du continent, reliant au départ d’Istanbul 151 villes et destinations européennes. Si l’on exclut le réseau domestique, 93 destinations européennes sont reliées par vol direct à Istanbul. En fréquences, l’Europe (Turquie exclus) représente 38% de l’offre de Turkish Airlines.

Ces villes sont en correspondance avec 36 destinations en Asie avec un fort réseau sur l’Asie Centrale (10 villes). Hanoi est la plus récente destination avec deux vols hebdomadaires sans escale et trois vols hebdomadaires via Ho Chi Minh City. Hors Europe et Asie, Turkish Airlines dessert également 55 cités en Afrique et au Moyen-Orient ainsi que 15 villes sur les Amériques, dont Atlanta, Bogota, Miami et Panama cette année.

Tableau 1- le top 10 des lignes de Turkish Airlines en capacité sièges (juillet 2016)

Londres

59145

Tel Aviv-Yafo

47373

Paris

36478

Francfort

33694

New York

32178

Munich

32160

Bruxelles

28861

Berlin

29380

Téhéran

29193

Düsseldorf

27537

(Source : flightmapsAnalytics.com)

Tableau 2- Capacité mensuelle en sièges de Turkish Airlines entre Istanbul et la France (juillet 2016)

Paris

36478

Lyon

11458

Bâle/Mulhouse

11218

Nice

11071

Marseille

8124

Bordeaux

5707

Toulouse

4903

(Source : flightmapsAnalytics.com)

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